Trump – Xi Jinping : des adversaires qui trinquent tout de même lors d’un souper d’État

« Adversaires », mais qualifiés de « messieurs formidables », puis invités à un souper d’État à la Maison-Blanche — les relations diplomatiques entre les États-Unis et la Chine semblent entrer dans une phase très remarquable. Le président Donald Trump a annoncé qu’il présiderait un souper d’État le 24 septembre pour accueillir le président chinois Xi Jinping, alors que les deux pays restent en désaccord sur toute une série de questions liées au commerce, à la technologie et à la stratégie.

Ce qui est intéressant, c’est la façon dont M. Trump décrit cet invité de marque. D’un côté, un « rival »; de l’autre, une « très bonne relation ». À première vue, cela semble contradictoire, mais en diplomatie de haut niveau, ce n’est sans doute pas si surprenant : aujourd’hui, on impose des taxes; demain, on lève son verre; le matin, on se dispute vivement; le soir, on s’assoit à la table du souper. La politique internationale ressemble parfois à un souper somptueux — l’entrée, ce sont les compliments; le plat principal, ce sont les intérêts; et c’est l’addition finale qui importe vraiment.

La présence de Mme Peng Liyuan a d’autant plus conféré à cette visite un caractère clairement protocolaire. Mais au-delà des belles paroles de courtoisie, la question essentielle reste celle de la table des négociations : que souhaitent réellement régler les deux parties? Quels intérêts commerciaux Washington cherche-t-il à obtenir, et que souhaite obtenir Pékin? Car lorsque deux adversaires se retrouvent sous les feux des projecteurs d’un souper d’État, ce qui retient le plus l’attention n’est sans doute pas le menu, mais les intérêts mis sur la table après les toasts.

https://www.facebook.com/share/p/1crnENTqCT/